Analyser un mix ou un master
Écrêtage, vrai pic, niveau perçu en LUFS et baisse appliquée par chaque plateforme, dynamique, mono déguisé en stéréo, répartition de l'énergie. Sur un fichier, ou en direct sur une entrée de votre carte son.
1 Analyser un fichier Déposez un mix ou un master : vous obtenez ce qui va, ce qui coince, et quoi faire.
Déposez un mix ou un master ici
ou
WAV, MP3, M4A, FLAC — le fichier reste sur votre ordinateur, rien n'est envoyé.
Des impacts très courts, la saturation qu'on cherche volontairement sur une grosse caisse. Rien à corriger si c'est voulu.
Pénalité de 4,6 dB à la diffusion. Courant et assumé en musique urbaine ; au-delà de six, la dynamique sacrifiée ne se retrouve nulle part.
Un pic étroit, présent 84 % du temps, qui porte à lui seul 31 % de l'énergie du grave. Un égaliseur serré ici fait tomber l'énergie mesurée sans que l'oreille entende de différence.
2 Analyser en direct, sans exporter Renvoyez une piste ou un bus vers une sortie libre, rebouclez-la vers une entrée, et regardez pendant que ça joue.
Crête la plus haute des 3 dernières secondes : −∞ dBFS
Les noms d'entrées n'apparaissent qu'une fois l'autorisation donnée — c'est une protection du navigateur, pas un défaut. Rien n'est enregistré ni transmis : le signal est mesuré au vol puis oublié.
Ce que ces chiffres veulent dire
Le vrai pic est le seul niveau qui compte avant diffusion. Entre deux échantillons, l'onde que reconstruit un convertisseur peut monter plus haut que les deux : un fichier affiché à 0,0 dBFS dépasse donc en sortie, et distord une fois encodé en MP3. C'est pour ça que la marge de sécurité se prend en dBTP, pas en dBFS.
Le niveau perçu, en LUFS, est ce que mesurent les plateformes pour ramener tous les titres au même volume. Au-dessus de leur cible, elles baissent le vôtre. Ce n'est pas pour autant une faute : la quasi-totalité des masters urbains actuels acceptent volontairement une pénalité de quelques décibels, parce qu'un titre doit sonner comme ceux à côté desquels il sera écouté. Ce qui compte, c'est de savoir combien on perd — et de l'avoir décidé.
La compatibilité mono se vérifie parce qu'une grande partie des écoutes se fait sur une seule enceinte : téléphone, ordinateur portable, enceinte de bar, story. Ce qui s'annule en mono disparaît pour ces auditeurs-là, et c'est souvent la basse ou la voix.
Les résonances sont le seul reproche que cet outil se permet de faire à votre spectre, parce que c'est le seul qui ne dépende pas du style. Dire « trop de grave » ne veut rien dire quand le grave énorme est le genre. Mais un pic étroit de quelques hertz, qui dépasse ses voisines et reste là du début à la fin, est un défaut partout — souvent la pièce, souvent des enceintes qui ne le montrent pas. Le corriger fait descendre l'énergie mesurée sans rien retirer à ce qu'on entend, et c'est exactement ce qu'un large coup d'égaliseur ne sait pas faire.
Un diagnostic n'est pas un traitement
Cet outil vous dit où regarder. Il ne touche pas à votre morceau, et il ne remplace pas une oreille qui décide. Si vous préférez que le mixage ou le mastering soit fait, c'est notre métier — à distance, partout en France.