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Gagner de l'argent avec sa musique

Streaming, droits d'auteur, scène, synchronisation, ventes directes : ce que chaque source rapporte réellement, et dans quel ordre s'en occuper.

Le streaming est la source la plus visible et la moins rémunératrice. C'est le malentendu de départ : on regarde le compteur d'écoutes en attendant qu'il paie, alors que l'argent arrive presque toujours d'ailleurs.

01. Le streaming : de la visibilité, pas un salaire

Il n'existe pas de tarif fixe par écoute : les plateformes répartissent une part de leurs revenus entre les ayants droit, selon le pays de l'auditeur, son type d'abonnement et la chaîne contractuelle qui vous relie à elles. Méfiez-vous des tableaux « 1 écoute = X centimes » : ils décrivent une moyenne observée, pas un tarif. Pour un artiste qui démarre, le montant reste dans tous les cas très modeste.

Ce n'est pas une raison pour le négliger : c'est ce qui vous rend trouvable, alimente les playlists et sert de preuve auprès des programmateurs. Mais comptez-le comme de la vitrine, pas comme de la trésorerie.

02. Les droits d'auteur, que beaucoup ne réclament jamais

Dès que votre musique est diffusée — radio, télévision, lieu public, concert, plateforme — des droits sont générés. Encore faut-il être inscrit à une société de gestion (en France, la Sacem pour les auteurs-compositeurs) et y avoir déclaré ses œuvres.

C'est l'oubli le plus courant : des morceaux joués en concert pendant des années sans qu'un centime ne remonte, faute de déclaration et de feuille de programme déposée après le concert. Le sujet est traité dans protéger ses œuvres et droits d'auteur.

03. La scène reste la première source

Pour la grande majorité des artistes, l'essentiel des revenus vient des concerts : cachet, part de billetterie, et surtout ventes sur place. Un public de cent personnes dans une salle rapporte davantage qu'une même audience dispersée sur les plateformes.

C'est aussi la source la plus directe : pas d'intermédiaire, pas de délai de six mois. Voir organiser une tournée ou des concerts.

04. La synchronisation : le vrai coup possible

Placer un titre dans une publicité, une série, un film ou un jeu se paie en une fois, et parfois très bien. C'est la seule source qui peut, à elle seule, financer un album.

Deux conditions, non négociables : détenir clairement les droits — auteur, compositeur et master — et disposer d'un enregistrement de qualité professionnelle, souvent avec une version instrumentale et une version courte prêtes à l'emploi. Beaucoup de placements se perdent faute de pouvoir livrer ces fichiers dans les 48 heures.

05. La vente directe, sous-estimée

Vinyle, CD au concert, t-shirt, version numérique en achat direct : la marge y est sans commune mesure avec le streaming. Cent personnes qui achètent un disque à quinze euros rapportent plus que des centaines de milliers d'écoutes.

Et l'acheteur n'est pas un auditeur ordinaire : c'est quelqu'un qui reviendra.

06. Les autres revenus du métier

Beaucoup de musiciens vivent d'un mélange : accompagner d'autres artistes sur scène, faire des prestations en studio, composer à la commande, enseigner, produire pour d'autres. Ce n'est pas un renoncement — c'est le fonctionnement normal du métier, et ça finance votre propre projet.

07. L'ordre dans lequel s'y prendre

Déclarez vos œuvres : c'est gratuit et rétroactif sur ce que vous jouez déjà. Jouez : c'est ce qui paie et ce qui construit un public. Vendez quelque chose sur place. Préparez vos fichiers pour la synchronisation. Et considère le streaming comme le panneau qui indique le chemin, pas comme la caisse.

Pour la synchronisation comme pour la vente, tout repose sur un master exploitable. Si le vôtre n'existe qu'en version « brouillon », envoyez-nous le projet : c'est la condition d'entrée de tout le reste.

Finaliser son morceau

Leizart est un studio d'enregistrement à Paris qui mixe et masterise à distance, partout en France. Vous enregistrez chez vous ou près de chez vous, vous envoyez vos pistes, nous faisons la finition.

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