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Collaborer avec d'autres musiciens

Trouver la bonne personne, se mettre d'accord avant d'enregistrer, répartir les parts d'auteur et de master, et savoir arrêter une collaboration qui ne prend pas.

Un featuring bien choisi fait découvrir votre musique à un public qui ne vous aurait jamais croisé. Un featuring mal cadré finit en morceau que personne n'ose sortir parce que personne ne sait à qui il appartient.

01. Cherchez la complémentarité, pas la notoriété

Le réflexe est de viser plus gros que soi. Mais un artiste très au-dessus n'a rien à y gagner et vous répondra rarement ; un artiste au même niveau, dont le public recoupe le vôtre sans s'y confondre, a exactement le même intérêt que vous.

Les meilleures collaborations viennent d'ailleurs souvent d'à côté : d'une scène partagée, d'un studio, d'un ingénieur du son qui présente deux personnes.

02. Prenez contact avec quelque chose dans les mains

« On fait un son ensemble ? » n'engage à rien. Une instru, un couplet déjà posé, une idée précise de ce que l'autre apporterait : la réponse arrive beaucoup plus souvent. Montrez que le travail a commencé.

03. Ce qu'il faut fixer AVANT d'enregistrer

C'est le point où presque tout se joue, et c'est celui qu'on saute. Mettez-vous d'accord, même rapidement, sur :

  • Qui sort le titre — sur quel profil d'artiste, et sous quel nom exact il apparaît ;
  • Le partage des droits d'auteur : qui a écrit le texte, qui a composé la musique, dans quelles proportions ;
  • Les droits d'enregistrement (le master) : qui paie la production, et donc qui en détient quoi ;
  • Qui paie quoi : studio, mixage, mastering, clip ;
  • Qui décide en cas de désaccord sur la version finale ou la date.

Écrivez-le, même brièvement : un mail récapitulatif validé par tout le monde vaut infiniment mieux qu'un accord oral. Pour le partage des droits, la forme habituelle est la split sheet — un document court qui liste les intervenants et le pourcentage de chacun, signé par tous. Sur un projet qui engage de l'argent, faites relire par un professionnel : un échange de mails n'a pas la portée d'un contrat. Ce n'est pas de la méfiance, c'est ce qui permet de rester amis quand le morceau marche.

04. Auteur, compositeur, producteur : trois choses différentes

Écrire un texte, composer une mélodie et fabriquer l'instru ne relèvent pas des mêmes droits ni des mêmes revenus. Une répartition « moitié-moitié » posée sans réfléchir crée des problèmes des années plus tard, quand un des deux dépose l'œuvre.

Le sujet est détaillé dans protéger ses œuvres et ses droits d'auteur — à lire avant la séance, pas après.

05. Travaillez sur des fichiers propres

Si vous enregistrez chacun de votre côté, fixez tout de suite le tempo, la tonalité, le format d'export et le point de départ des pistes. Une prise faite à un autre tempo ou exportée à partir de la première note fait perdre des heures au moment du montage.

La checklist de préparation des pistes vaut aussi entre vous, pas seulement pour le studio.

06. Une seule personne finalise

Deux artistes qui envoient chacun leurs retours de mixage à l'ingénieur du son, séparément et sur des points contradictoires, font tourner le projet en rond. Désignez un interlocuteur qui centralise les remarques et tranche. Ça n'enlève rien à personne, ça évite trois semaines de flottement.

07. Sachez arrêter

Toutes les collaborations n'aboutissent pas, et ce n'est pas grave. Ce qui abîme une relation, c'est le morceau qu'on traîne pendant un an sans jamais le dire. Si ça ne prend pas, dites-le simplement, et garde la porte ouverte pour une prochaine fois.

Quand le titre est prêt à être fini, envoyez-nous les pistes : on récupère souvent des projets à deux voix enregistrées dans deux lieux différents, c'est un cas très courant et il se traite bien.

Finaliser son morceau

Leizart est un studio d'enregistrement à Paris qui mixe et masterise à distance, partout en France. Vous enregistrez chez vous ou près de chez vous, vous envoyez vos pistes, nous faisons la finition.

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